mardi 11 mars 2014

HAWAII.. Last call!





HAWAII

Comme le disait si bien Séb… Hawaii, c’est les vacances après le voyage. On dirait que je suis surprise d’avoir autant aimé Hawaii. C’est magique cette destination ! On dirait qu’on est confiné dans un endroit paradisiaque et que tout ce qu’il y a à faire, c’est de profiter de la vie. 2 belles semaines entre Big Island et Maui.

Hawaii… C’est des plages à profusion… Il faut même faire des choix tellement il y en a. Chacune a ses caractéristiques… beaucoup de vagues, trop de vagues, des millions de poissons. Je me suis vraiment confirmer un intérêt pour le snorkeling. Présentement, c’est la saison des baleines. Une amie nous avait prévenus, mais je ne m’attendais quand même pas à cela. Elles sont si proches de la plage qu’on se fait presque qu’arroser. Aujourd’hui, sous l’eau, on pouvait les entendre. Oui, oui ! Je ne suis pas folle. Du haut de notre avion, à notre arrivée, nous avons eu la chance d’en apercevoir quelques unes. Aussi, les tortues de mers… C’est le paradis ici. Voici celle qui a passé du temps avec nous aujourd’hui !



Hawaii… Ce sont des anciens volcans… Il y en a quelques uns qui ont été actifs dans les années 80. Ils ont laissé leurs traces à quelques endroits. Plusieurs plages sont faites de sables noirs. Que dire des montagnes si hautes qui forment un si beau paysage devant nous.















Hawaii… C’est la route vers Hana… Plusieurs heures de route à flanc de montagne, des nuages qui nous écrasent, des routes où tu as l’impression d’être seul au monde. Même Séb ne parlait pas beaucoup dans la voiture… Est-ce que c’est vraiment possible ?!!!



Hawaii… C’est une « vibe » pas mal plaisante. On ne fait pas grand chose, mais mosus qu’on aime ça. Profiter du soleil, boire de la bonne bière, manger de la bouffe de rue… On a profité de ce que les îles avaient à nous offrir. Nous avons loué deux magnifiques appartements éloignés des endroits touristiques pour profiter au maximum de l’expérience.

Enfin, Hawaii… C’est prendre sa douche dehors, se faire des jus frais avec des oranges que tu viens juste de cueillir dans l’arbre, c’est écouter l’album d’Arcade Fire très fort les fenêtres baissées, se faire des pique-niques sur la plage, visiter un vignoble qui fait du vin à base d’ananas, manger des tacos de poissons et respirer l’air salin. Hawaii… Je vais revenir ! C’est promis ! Je m’ennuie déjà.




7 MOIS…

Après 7 mois autour du monde, 23 vols d’avions, 8 pays, une passe de train, plusieurs cartes de métro, des voitures, un jeep, un campervan (surnommé Fernand), du tram, du bateau, de la calèche… C’est ici que ça se termine. Notre voyage a débuté par une idée, ensuite c’est devenu un rêve et c’est finalement devenu réalité. Nous avons fait plusieurs choix de vie pour réaliser ce projet et je ne le regrette pas une seconde. J’ai profité de la vie comme jamais. Sébas fut le partenaire de voyage idéal. Un duo qui se complète bien quoi. Pour avoir réussi ce grand voyage, à certains moments pas trop préparé, on a relevé le défi Séb ! Je reviens à Montréal la tête pleine de souvenirs et de moments inoubliables. Pour le moment, on s’est promis de vivre une journée à la fois pour nous permettre de revenir les deux pieds sur terre. À vous tous, je vous dis un GROS merci de nous avoir suivi pendant cette escapade autour du monde. Vous avez été nombreux à vous manifestez à différents moments. Pendant ce 7 mois, nous avons vécu des moments joyeux et d’autres plus difficiles, mais c’est une expérience que je ne vais jamais oublier. Je vous laisse avec quelques photos précieuses. En espérant vous retrouvez devant des petites bulles !

I HAD THE BEST TIME OF MY LIFE !

See you soon Montréal !

Pour une dernière fois… À bientôt les cocos !

Maryse
xxx











samedi 1 mars 2014


I love you Japon !



Après avoir passé du temps au chaud, il était temps de se rafraîchir un peu. Le Japon ne faisait pas parti de notre liste initiale de destinations, mais avec quelques moments (je dirais plutôt des minutes puisque Sébas voulait visiter le Japon depuis un bon moment !) de réflexion, nous avons décidé de nous diriger dans le froid (pas autant que Montréal, mais quand même !).  Le Japon fût un réel paradis. Je vous le dis et re-dis… Je suis sous le charme. Les Japonais sont un peuple accueillant et organisé. Nous voulions visiter quelques villes question de goûter à plusieurs facettes de ce magnifique pays. Sébas a reçu quelques conseils et incontournables de la part d’une québécoise qui habite Tokyo depuis 19 ans.










Tokyo nous a charmé par sa grandeur tout en restant très facile à visiter. Plein de quartiers rigolos qui nous amènent à manger, boire et vivre au rythme de cette culture. Des sushi train à tous les coins de rues, des gens qui crient pour te saluer quand tu entres dans les restaurants, quelques flocons de neige, des déplacements en métro à profusion, de la marche partout (j’aurais dû m’apporter un podomètre !), du hockey pour Sébas, apprendre à boire du thé vert comme il se doit et de superbes musés. On a travaillé fort pour tenter de se retrouver. Les noms de rues sont seulement écrits en japonais... ça c’est quand elles ont un nom ! Vive la débrouillardise ! Ils nous aient arrivés par moment de simplement laisser tomber et de trouver un plan B. Des fois, la vie fait bien les choses.




Avec notre super passe de train, nous avons eu la chance de nous rendre dans tous les petits racoins du Japon. Notre but était de sortir des sentiers touristiques habituels, alors nous avons mis le cap sur Kanazawa. Petite ville de 350 000 habitants (pour le Japon, c’est petit !), qui regorge de petites merveilles comme la charmante Yuu. Cette dame était la responsable de notre guesthouse. Elle était inspirante par la façon dont elle s’adressait aux gens et par sa remarquable gentillesse. Je vous dirais que j’ai rarement eu froid comme ça dans une maison, mais ça valait le coup seulement pour la rencontrer. Je vous confirme que les maisons japonaises ne sont pas isolées. Veste, pantalon long, bas, énorme couette et poche d’eau chaude… tout le kit pour réussir à dormir.


Direction, Kyoto et Nara. Villes très belles entre autres pour leurs superbes temples, la fameuse forêt de bambou, le plus gros bouddha du Japon, les milliers de gens à vélo, un énorme marché public, de la marche, de la marche et encore de la marche. Les japonais sont mystérieux et calmes. Difficile de savoir ce qu’ils pensent. Par contre, dès que l’on s’adresse à eux, ils sont prêts à nous donner un coup de pouce et très intéressés de savoir d’où l’on vient. Se faire payer des sushis par un homme qui voulait nous souhaiter la bienvenue dans sa ville… On ne dira pas non !



Le paradis des « onsens » (bains thermiques) était à notre itinéraire. Sébas m’avait prévenu que c’était très souvent des bains publics séparés -les hommes d’un côté et les femmes de l’autre- et que les gens ne portaient pas de maillots de bains. Je me suis préparée mentalement… Nous nous sommes alors rendus dans une petite ville de moins de 500 habitants… je dirais plutôt village… Où ce village ne vit que par des « onsens ». Des endroits magiques en plein milieu de la nature à petit prix. Difficile à battre ! Ça réchauffe le cœur.



Petite escapade dans la campagne japonaise. Pourquoi pas ?! Nous avions fait la réservation dans unvrai ryokan pour profiter au maximum de notre expérience. Depuis le début de notre séjour au Japon, on arrivait à discuter en anglais pour se faire comprendre. Ici, aucune chance. Le langage des signes est international dans ce genre de situation ! Un ryokan est un hébergement typiquement japonais. Tu manges à l’hôtel, tu dors au sol sur des matelas, tu as des employés attitrés uniquement pour ta chambre et surtout, le plus important, tu circules avec un kimono. Yes ! Super expérience que je ne vais jamais oublier.










Finalement, dernière petite halte à Nagasaki pour être solidaire envers ce peuple qui s’est relevé d’une triste tragédie nucléaire à la fin de la 2e guerre mondiale. C’est certain qu’il est impossible de se relever complètement d’un évènement comme celui-ci. Avec quelques musées et un mur d’honneurs, ils ont réussis à nous partager ce qu’ils ont vécu. Difficile de croire que cette bombe a fait autant de ravages dans une si belle ville. Des ponts entourent la ville pour lui donner un air un peu à la française.



Longue route de train qui nous ramène à Tokyo pour prendre nos derniers avions en direction d’Hawaii. Le Japon se positionne dans le haut de ma liste de mes pays visités. On m’avait dit que le Japon coûtait cher. FAUX. Ce n’est pas l’Indonésie, mais il est possible de s’organiser pour le visiter à des coûts raisonnables. De toute manière, je ne le regrette pas une seconde.

Je suis à Hawaii et je respire l’air chaud depuis deux jours. En essayant de profiter du peu de temps qu’il me reste dans ce périple autour du monde…

Je vous laisse sur un super montage vidéo de notre escapade au Japon. Montage et images orchestrés par M. Pepin ! Enjoy les amis ! Si seulement ça peut vous donner le goût ! N'oubliez pas le son!

Je vous reviens bientôt avec la clôture…

Maryse J


Vidéo:


mercredi 26 février 2014

Les 10 commandements japonais



Récemment, j’ai vu passer sur Facebook un blogue d’un voyageur français qui découvrait pour la première fois Montréal. Son post été fait sous forme de commandements. D’abord, faut dire que l’idée est bonne, bien que notre cousin semble s'être mêlé entre le nombre d'apôtres et le nombre de commandements (et que notre équipe de baseball se nomme les Alouettes). Tout compte fait, c’est très drôle de lire ses perceptions de la grande métropole québécoise. Vous retrouverez le lien pour lire ce blogue au bas de mon texte (question d’être certain que vous allez lire le mien avant le sien). 

J’ai donc décidé de lui « voler » son idée et d’en faire de même avec le Japon. Allez ! Top 10 commandements japonais ! (Ok, celle-là je l’ai volé aussi. Merci Yvan Ponton.)

Jamais en retard tu seras
Être en retard au Japon n’est pas une excuse. Comme plusieurs le savent, leur système de transport ferroviaire est ultra efficace, quoique un peu complexe à déchiffrer. Tu as intérêt à avoir les fesses sur ton siège à l’heure prévue, car le chauffeur ne t’attendra pas. Sayonara buddy ! Et que dire de leur Bullet train (les fameux Shinkansen). Mes petites fesses sont d'ailleurs, à l’instant même, dans un Shinkansen qui relie Kyushu à Osaka. Pour vous donner une idée, si tu essaies de regarder le paysage qui défile, tu pognes un mal de cœur après 30 secondes. Vaut mieux fermer le rideau sinon vomi il y aura J

P.S. J’aimerais voir Joselito en kimono animé son émission dans un Shinkansen. L’émission passerait peut-être plus vite…ha !

Ta gueule tu la fermeras
Ok, je sais que je parle beaucoup et il m’a fallu du temps pour m’adapter ici. Dans les transports en commun, tu peux vraiment entendre une mouche voler (pire si c'est une mouche qui fait du sumo). 

Tout comme Carey Price avant le match final aux Olympiques, les Japonais sont dans leur bulle dans les transports en communs et même dans la rue. Soit ils sont plongés dans une manga ou sur l’écran de leur cellulaire ou même dans une manga sur leur écran de cellulaire (vous comprenez l’idée).

Dans les trains, les Japonais ont aussi eu une excellente idée. Si tu veux parler au cellulaire tu dois aller entre les wagons, pas dans les cabines. J’ai même lu (et ça s’applique tellement à moi) de faire attention au bruit que tu fais avec les touches de ton clavier d’ordinateur. Pas facile pour un gars comme moi qui tape avec gants de boxe…des gants de boxe mouillés de surcroît.

En mangeant, du bruit tu en feras
Ça peut sembler contradictoire au commandement précédent, mais plus tu fais du bruit en mangeant plus tu démontres au cuisinier et\ou chef que tu apprécies. Ceci s’applique surtout aux fast-food japonais qui servent des ramens (soupe à base de nouilles qui est tout simplement délicieuse).

En plus, ils aiment manger épicé, donc ils suent et ils reniflent par dessus le marché. Pas mal gossant pour un occidental, mais on s’habitue. Je dirais même que je me suis laissé aller à quelques reprises en « slurpant » mes nouilles comme s’il n’y avait pas de lendemain… Je suis fou de même.

Propre tu seras
Les Japonais ont une relation étroite avec la propreté.  Tout bon Japonais a toujours en sa possession une petite débarbouillette (souvent à l’effigie d’Hello Kitty pour les demoiselles). Elle est souvent utilisée pour se rafraîchir à la salle de bain. Chaque repas débute aussi en se nettoyant les mains. Soit avec une lingette humide en sachet comme chez St-Hubert ou soit – et c’est de loin mon option préférée- avec une débarbouillette ultra-chaude. Ils ont même des fours à débarbouillette pour les garder le plus chaude possible!

Dans certaines parties du Japon, les gens qui habitent dans de plus vieux bâtiments ont ni douche, ni bain. Ils vont alors au bain public. Et là-bas, tu es mieux de te laver la bizoune comme il le faut avant d’entrer dans le bain sinon tu vas te le faire dire. Et c'est tu-nu dans les bains publics !

Ton travail tu l’honoreras
Au boulot, les Japonais sont en mission. Ils sont prévoyants et c’est dans les mœurs de faire les choses à la perfection. Disons que tu fais le saut quand tu demandes une simple indication et que le ti-nami japonais court à l’autre bout de la pièce pour te ramener un plan de la ville. On devrait envoyer nos jeunes flanc mous en stage ici…c’est toujours mieux que chez McDo.

À l’affut tu seras
Voici le commandement qui m’a frappé le plus ici. Les Japonais sont les pros des petits détails et des petites idées ingénieuses. Dans plusieurs commerces, les employés ne gèrent pas l’argent. La caisse enregistreuse se charge de tout. Ainsi, pas d’erreur et pas de maudite caisse à balancer. Dans certains restaurants, pas besoin de serveuse. Tu passes ta commande à une machine distributrice qui te crache un billet que tu remets au cuisiner. On repassera pour le contact humain.

Au Japon, on aime les parapluies. Lors des jours de pluie ou de neige, tu dois envelopper ton parapluie dans un sac de plastique (offert par les commerçants) avant d’entrer. Ils ont même des stationnements à parapluie. Tu choisis un espace, tu verrouilles ton parapluie et tu conserves la clé jusqu’au moment où tu dois quitter. On devrait faire la même chose avec les enfants ! Non ?

Ton produit tu l’emballeras
Les Japonais sont les rois de l’emballage. Les pro-écologiques doivent crier au scandale, mais que ton achat te coûte 3$ ou 3000$, il sera emballé avec soin.

Tu achètes un Pringle (version japonaise). Tu ouvres ton Pringle (version japonaise). Tu mets la main dans ton Pringle (version japonaise) et surprise de constater que tu touches du plastique et non pas de succulentes croustilles (version japonaises). À l’intérieur, les croustilles sont enveloppés dans 2 paquets distincts pour faciliter…pour faciliter…je ne sais pas trop quoi au juste.

Tu achètes un café chez Starbucks (version Starbucks). On te demande si tu veux un sac de transport ???

Coquin tu seras
Les Japonais (et je parle des hommes) adore les revues osées et les cabarets de spectacles coquins.  Et ils ne s’en cachent pas. Ça semble être de grosses industries ici. Aussi grosses que les poitrines qui ces messieurs aiment contempler.


*Ceci dit, il doit bien y avoir de l'abus et un côté sombre que moi, le petit touriste naïf et gentil, préfère ne pas savoir. 

De l’alcool tu en consommeras en tabouère
Durant le jour, ils sont à leur affaire, mais la nuit tombée c’est un peuple qui boit énormément. Que ce soit de la Asahi, de la Sapporo, du shochu ou du sake…ça coule à flot. Les bars sont ouverts jusqu’aux petites heures et ça titube dans les rues des grandes villes. Je dirais aussi que ça l’urine dans les rues. Une loi non-écrite permet à une personne ivre de se soulager dans les ruelles. Mais ne pense pas à faire la même chose à 10h du matin parce que tu as bu un café de trop.

On dit même que la grande consommation d’alcool est à l’origine des hôtels capsules. Dans une grande ville comme Tokyo, les transports en commun s’arrêtent entre minuit et une heure. Les Tokyoïtes optent souvent pour ce type d’hébergement au lieu de dépenser des fortunes en taxi et de réveiller la famille en entrant.

Touriste tu y retourneras…
C’est rare que j’ai eu ce sentiment en voyage, mais personne n’aurait à me tordre un bras pour revenir ici. Je me suis peut-être moqué un peu des Japonais dans les lignes précédentes, mais c’est parce que je les aime et que j'ai envie d'en ramener quelqu'uns à la maison. 

Arigato gozaimasu mes amis nippons !

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Les 12 commandements des français au Québec:
http://www.roadcalls.fr/les-12-commandements-des-francais-au-quebec/





dimanche 16 février 2014

Find me if you can!


Le voyage c’est évidemment faire des découvertes, mais je ne doutais pas qu’il pouvait aussi faire naître de nouvelles passions. Attention ici… je ne parle pas de la Passion avec un grand P, car j’ai beaucoup trop de respect pour elle. Je ne voudrais pas la froisser et surtout pas qu’elle veuille me casser la gueule… ou pire encore, m’empoisonner avec des restants de ti-cœurs à cannelle de la St-Valentin.  Je parle ici plutôt des petites passions (avec un petit p), des petits plaisirs de la vie, des choses qui sont à la fois anodines et motivantes. Pour certaines personnes, c’est de se déguiser en Goldorak à tous les dimanches et d’aller se battre avec des épées en duct tape sur le Mont-Royal, pour d’autres c’est de se mettre nu et de nager avec des nains dans une piscine de ballons….chacun son style !

Tout ce long préambule insignifiant pour vous faire part de ma nouvelle mini-passion : je joue à la cachette!

Come on Pepin soit plus clair.

En octobre dernier, mes comparses de travail et moi avons eu la chance de faire une escapade éclaire à Londres. C’est là que j’ai vécu mon baptême. C’est là que j’ai visité mon premier bar caché. Oui oui…comme dans bar qui volontairement ne s’affiche pas et où tu dois être un tantinet curieux et rusé pour t’y rendre. Rusé ? Curieux ? C’est moé ça ! Je vous fait donc part de quelques endroits que j’ai eu la chance de « trouver » dans de très belles villes du monde comme Londres, Sydney, Singapour et Tokyo. Prêt pas prêt j’y vais ;)


BREAKFAST CLUB – Londres

Breakfast club est une chaîne de restauration anglaise. De typiques delicatessens où on mange bien gras et où on digère en s’enfilant un milkshake derrière la cravate. OUI il y de vieux logos de Coca-Cola partout et OUI tu peux faire joueur du Elvis dans le jukebox ! Évidemment, certaines de leurs succursales renferment un petit secret que je m’apprête à dévoiler, car je sais pertinemment que la police britannique ne me retracera jamais.  Du moins, tant et aussi longtemps qu’ils porteront ces affreux chapeaux. Revenons à notre secret...

1.     Tu entres au Breakfast Club comme tous les clients désirant prendre de 5 à 10 livres
2.     Une hôtesse t’accueil et te demande c’est pour combien de personnes (le classique quoi)
3.     Ta réponse ne doit pas être numérique, oh no !
4.     Tu dois plutôt dire : « I am here to see the mayor »
5.     Et boom, on t’ouvre les portes du secret !

Quand je parle de porte, c’est plutôt un frigo. Un faux frigo des années 50 est encastré dans le mur et agit en tant que porte. Alors, l’hôtesse t’ouvre la porte et tu n’as qu’à descendre les marches pour entrer dans le repère rempli d’alcool du maire. Bar sympathique, staff vêtu comme Al Capone et bien du plaisir !

Pour sortir du bar, just act cool et quitte par une porte cachée dans les toilettes du restaurant.


THE SODA FACTORY – Sydney

Encore une fois, les années 50 sont à l’honneur et The Soda Factory est aussi caché derrière un restaurant. Toutefois, ce coup-ci, le restaurant n’est pas un vrai restaurant. Il s’agit du Bobby’s Boss Dogs, un restaurant de fast-food qui possède un comptoir de commande, un menu simple, mais aucun employé ! Ce n’est qu’un minuscule vestibule avec…bis…un vieux frigo des années 50 à sa droite. Donc, si tu as envi d’un bon roteux, tu te rends compte rapidement que le service est minable…mais si tu es moindrement curieux tu ouvres ce frigo et tu pénètres The Soda Factory. 


L’intérieur est décoré retro/vintage/vieux bois, mais ce qui compte le plus c’est que tu peux te reprendre et commander un bon hol’ doye et même un milkshake avec de l’alcool !




THE LIBRARY – Singapour

The Library ou l’art de la cachette à son meilleur ! The Library est situé dans une rue commerçante de Singapour. D’abord, l’entrée du bar nous berne à 100%. Il s’agit en fait d’une mercerie. Deux hommes se trouvent à l’intérieur avec ruban à mesurer autour du cou et attendent les clients. Évidemment, on ne vend rien dans cette boutique et les 2 hommes sont des doormen nouveau genre. Ils ne laissent personne entrer sans mot de passe. Ce dernier change chaque semaine et comme le bar ne désire surtout pas s’afficher, les proprios ont décidé de mettre le restaurant voisin dans le coup, le Keong Saik Snacks.

J’avais lu qu’on avait qu’à entrer dans ce restaurant et demander le mot de passe de la semaine au premier serveur venu. Chose que j’ai faite pour constater que la coutume était déjà révolue.

- « I can’t help you with that anymore, you need to check on Facebook » m’a-t-on dit.
- « J’ai tu de l’air d’avoir du wifi dans les bobettes » me suis-je dit intérieurement.

À défaut d’avoir un beau costume, j’ai enfilé mon plus beau sourire et j’ai approché un des « homme de porte » de cette mercerie. J’avais consulté le dit Facebook de Keong Saik Snacks, mais je n’étais pas trop certain de comprendre quel était le mot de passe… J’ai donc fait une tentative et j’ai baragouiné quelque chose.

- « Nope. Can’t let you in, you need the full password » m’a-t-on dit.
- « Relaxe champion, tu as une moustache comme Salvador Dali et tu manques de crédibilité» me suis-je dit intérieurement.

Heureusement, que des vingt réseaux Wifi que mon téléphone captait, un était déverrouillé…tsé ce que tu espères toujours en voyage quand tu es mal pris. Je me suis donc rhabillé de mon plus beau sourire et j’ai pu lui souffler le mot de passe de la semaine : Pocket square and bowtie Motherf ?&% (Ok, peut-être pas le dernier mot).

- « Better this time mate, welcome to The Library » m’a t-on dit.
- « Je ne suis pas ton mate parce que je ne suis pas Australien, lave tes oreilles Salvador, je viens te  
     parler et je n’ai pas d’accent.» me suis-je dit intérieurement.

Salvador a pris le soin de nous ouvrir la bibliothèque derrière laquelle se cachait une porte, derrière laquelle se cachait un genre d’anti-chambre vitrée (voir la photo avec lumière rouge), derrière laquelle se cachait finalement le bar. Tout cela dans le but que les badauds ne se doutent de rien. Pas pire quand même !

J’aimerais me féliciter pour l’utilisation du mot badaud. C’est un beau mot qui convenait à cette phrase.

Petit bar sombre comme je l’espérais. N’étant pas un consommateur de cocktails, j’ai été surpris de la complexité de ceux-ci et du prix : 22$ le cocktail. Ouch ! La beauté de la chose est que les cocktails ne nous ont rien coûté, gracieuseté de nos 2 voisins américains qui en était à leur 5e cocktail et qui ont tellement aimé notre récit de voyage qu’ils ont décidé de nous payer la traite. Oui, cela fait une facture totale de 264$. Merci à Mark et Steeve en tous cas.


 
Oui c'est une banane, le drink s'appelait le Donkey Keong!

JOMON – Tokyo


Le Japon n’était pas prévu à notre itinéraire initial. Ce fut un changement de dernière minute. C’est drôle car il s’agit probablement de la capitale du bar/restaurant caché. Le tiers des restaurants me semblent difficile à trouver ! J’ai manqué de temps pour en trouver un digne de ce nom (avec une méthodologie plus exhaustive comme ceux mentionnés ci-haut), mais le hasard nous a mené au Jomon dans le quartier Roppongi, un restaurant de kushiyaki (brochettes) qui ne comporte aucune enseigne (à part quelques symboles japonais) et la seule fenêtre qui donne sur la façade te laisse peu d’indices sur l’endroit.


Il ne s’agit que d’entrer par cette porte en bois anonyme et une expérience nippone t’attend. Délicieuses grillades, le staff qui crie sans cesse gozaimasu et ben de l’alcool ! Vive Tokyo !